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SYSTÈME D'ALERTE PRÉCOCE AU SAHEL

CONTEXTE

L'environnement sahélien

Les pays du Sahel font face à des risques d’origine naturelle notamment les sécheresses. De grandes périodes de sécheresses ont ponctué la vie des populations sahéliennes depuis toujours. Mais, depuis les années 1970, le Sahel enregistre un déficit pluviométrique qui fut la cause de sécheresses graves, en particulier en 1973 et 1983-84. L’ONU estime que la sécheresse de 2012 a touché quant à elle environ 18,7 millions de personnes dans les pays du Sahel.
Ces habitants furent affectés par l’insécurité alimentaire et malnutrition en raison des pertes de récoltes et de bétails, et l’envolée des prix des aliments sur les marchés. Ce qui permet de prendre la mesure de l’ampleur de ce type de désastre qui se développe sur un temps long. Ces phénomènes dans un contexte de variabilité climatique laisse envisager de plus graves catastrophes dans des cycles de plus en plus rapprochés.
Les industries peuvent être la source de risques de pollution, notamment en ce qui concerne les industries pétrolières et minières. L’absence parfois de réglementation et souvent de moyens pour effectuer des contrôles réguliers favorisent des accidents qui peuvent être graves pour les habitants et l’environnement. L’impact des industries extractives dans les zones pétrolières, va de la simple pollution sonore qui affole le bétail, entrave la reproduction du troupeau et affecte la production laitière, à des cas plus graves d’empoisonnement par des boues souillées chimiquement ou d’effondrements de puits dus aux vibrations des engins roulants

PRÉVENIR LES CATASTROPHES

Système d'alerte précoce

Selon Hélène Lavoix, l’alerte précoce est un ensemble de procédés d’anticipation, regroupés sous le vocable de « systèmes d’alerte précoce », qui ont pour objet d’identifier le plus tôt possible un risque ou une situation que l’on désire prévenir, afin que les moyens nécessaires à cette prévention puissent être mis en œuvre. L’acte spécifique d’alerter sur les risques ou situations identifiés n’est qu’une étape de ce processus.
Selon la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge l’alerte précoce est l’ensemble des capacités nécessaires pour produire et diffuser en temps opportun et utile des bulletins d’alerte permettant à des individus, des communautés et des organisations menacées par un danger, de se préparer et d’agir de façon appropriée en temps utile pour réduire le risque de dommage ou de perte.
Selon WANEP, l’alerte précoce, c’est la collecte systématique et d’interprétation de données centrées sur la sécurité humaine à travers un processus analytique afin de produire un rapport à diffuser entre des acteurs nationaux ou internationaux.
Il ressort de l’analyse de ces définitions que le SAP est basé sur quatre composantes essentielles : la connaissance du risque, la surveillance, la capacité de réponse et la communication des alertes. Chacune de ces composantes doit être opérationnelle pour que le système fonctionne. La connaissance des risques permet d’avoir une compréhension de base des risques (aléas et vulnérabilités) et des priorités.
La surveillance est l’activité de suivi logique permettant d’actualiser l’information sur l’évolution dans le temps de ces risques et vulnérabilités.
La capacité de réponse à chaque niveau est la capacité à réduire le risque une fois qu’il est repéré et annoncé. Il peut s’agir de mesures d’atténuation d’avant-saison ou de réflexes d’évacuation, selon le délai d’avertissement. Constant C. GNACADJA