UNE ACTUALITÉ CONFLICTUELLE A SUIVRE

UNE ACTUALITÉ CONFLICTUELLE A SUIVRE

EDITO

Cette page a pour vocation de donner quelques informations essentiels sur l’actualité au Sahel où vivent les éleveurs nomades et sur leur situation à travers des études et des rapports bien documentés. Les conflits deviennent de plus en plus nombreux, les populations civiles sont prises à parties et ne sont pas protégées contre les multiples exactions. Des femmes, des enfants et des personnes âgées sont tuées assez souvent dans leur village. Nous sommes inquiets par la situation qui dégénère malgré les multiples interventions locales et internationales.

etude unowas2018
ETUDE UNOWAS
Etude du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) – Pastoralisme et Sécurité en Afrique de l’Ouest et au Sahel

L’étude de l’UNOWAS sur le pastoralisme et la sécurité en Afrique de l’Ouest et au Sahel révèle qu’un moteur capital de ces conflits est la concurrence croissante entre les éleveurs et les agriculteurs pour l’accès à l’eau et aux pâturages. Cette tension est souvent aggravée par la faible présence de l’état de droit, les manipulations politiques, la pression démographique, le changement climatique et la présence d’armes légères dans la région.

PEULS TUES

Les civils peuls tués

EXACTIONS SUR CIVILS
Dans le centre du Mali, les populations prises au piège du terrorisme et du contre-terrorisme

En mai 2017, la FIDH et l’AMDH recensaient déjà au minimum 117 personnes décédées et 87 blessées lors d’affrontements intercommunautaires dans les régions de Mopti et de Ségou en 2016 et 2017. « Ces incidents violents s’accompagnent par ailleurs de vagues de déplacement de populations qui fuient les violences. Ils seraient environ 10 000 déplacés internes dans le centre du pays à ce jour » alertaient déjà l’AMDH et la FIDH. Le bilan humain de la crise au Centre du Mali depuis deux ans serait donc d’au moins 1 200 tués, des centaines de blessés et probablement près de 30 000 déplacés et réfugiés.

Les milices dozos armées

Conflits peuls et dozos
Des villageois ont été tués par des hommes armés alors qu’ils faisaient paître leurs bêtes ou qu’ils travaillaient dans les champs, et tous les membres de la communauté ont décrit
le vol généralisé de troupeaux qui a provoqué de graves difficultés économiques. D’après le gouvernement malien, des dizaines de villageois sont morts de malnutrition aigüe en
lien avec l’insécurité en 2018. La violence a poussé environ 10 000 personnes à partir de chez elles.
Régions en danger
Bien que les civils de toutes les communautés du centre du Mali soient victimes de la violence des groupes armés, les civils peuls sont les plus vulnérables, car ils sont la cible de violences de tous côtés — djihadistes, forces de sécurité et autres milices ethniques. Les groupes djihadistes ont attaqué des élites peules sédentaires ainsi que d’autres civils soupçonnés de collaboration avec les forces maliennes et les forces de sécurité internationales.