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Posted samedi février 18, 2017 by Tawaangal

LA DÉSERTIFICATION DES ZONES SEMI ARIDES

LES ZONES PASTORALES EN DEGRADATION

Une activité humaine destructrice de l'environnement

La désertification, ça n’est pas l’avancée naturelle du désert ou des dunes de sable, mais l’épuisement des terres cultivables sous l’effet des activités humaines et des changements climatiques.

Les sécheresses au Sahel ont été les révélateurs de la désertification. La pluviosité moindre et sa grande variabilité ont accru la vulnérabilité des ressources naturelles à la dégradation, et il est devenu moins facile aux systèmes écologiques et sociaux de résister. Cependant, l’impact des sécheresses est faible ou négligeable là où l’impact humain et animal est faible ou nul. En effet, la végétation et les sols des régions arides se sont adaptés à des conditions de sécheresses récurrentes des millénaires passés.  Ces régions ont acquis une capacité à récupérer leurs caractéristiques après perturbation (résilience). L’accentuation des phénomènes de sécheresse n’est pas à l’origine de la désertification, mais elle constitue un facteur d’aggravation sur la dégradation des terres en zones sèches.

La désertification est un processus provoqué par l’homme qui conduit à l’épuisement du sol et à la réduction de la productivité biologique. Au Sahel, le tranchage et le brûlage de la forêt naturelle et de la brousse en vue de défricher la terre pour la culture annuelle est la principale cause de cette destruction à cela s’ajoutent :

– Le déboisement il s’agit de l’abattage d’arbres en grand nombre, ce qui fragilise les sols qui ne sont plus maintenus par les racines des arbres ;
– La surexploitation des terres : la réduction des périodes de jachère (mise au repos de la terre), afin d’accroître la production agricole, provoque l’épuisement des sols.
– Le surpâturage: quand le bétail est concentré dans un espace restreint, il piétine sans cesse le même sol, faisant progressivement disparaître les espèces végétales.

Les conséquences socio économiques de la désertification sont multiples et multidimensionnelles. Il s’agit de :
– Crise alimentaire : une réduction des terres à cultiver, donc une diminution des productions agricoles. Ainsi, dans les années 1960 au Sahel, le surpâturage conjugué à une période de grande sécheresse ont provoqué une famine sans précédent
– Baisse des revenus : la majeure partie des populations tirent leurs revenues du couvert végétal. En effet tout recul du couvert végétal aura des répercussions négatives sur leurs économies
– Baisse  du cheptel : le manque de fourrage, l’insuffisance des points d’eaux en zones pastorales constituent un frein pour le développement du cheptel
– L’exode : il apparaît comme une stratégie d’adaptation des populations rurales face à la crise alimentaire et la baisse des revenus
– Conflits  sur l‘accès aux ressources naturelles

Il est en effet nécessaire, au plan écologique global, de lutter contre la désertification et la dégradation du Sahel, mais aussi, au plan politique et humain, d’éviter la marginalisation et l’appauvrissement dramatique de sociétés pastorales qui y vivent depuis des siècles. La durabilité des ressources naturelles est liée à un renouvellement des modes de gestion collective, qui passe par des négociations et de nouveaux modes d’organisation des utilisateurs.