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Posted dimanche février 12, 2017 by Tawaangal

ORGANISATION TRADITIONNELLE DES ÉLEVEURS PASTEURS

UNE ORGANISATION FONDÉE SUR LES TRADTIONS

Organisation du nomadisme

On peut définir plusieurs types d’organisations traditionnelles chez les éleveurs pasteurs : la famille, l’unité de transhumance, les organisations de classe d’âge, l’assemblée des anciens, les cavaliers-éclaireurs. A ces organisations traditionnelles, il faut ajouter les organisations récemment mise en places (Commission mixte, comités locaux).

Organisation socio-politique

L’organisation socio-politique des groupes permet de définir la nature des relations hiérarchiques au sein du dan ou du lignage, le statut des chefs traditionnels, l’importance des chefs de canton et de leurs représentants.

Chez les Missiriés, et les wodaabe, l’organisation sociale est de type lignager. La structure lignagère soude les membres du groupe autour d’une référence commune à un ancêtre, qui fonde l’allégeance au chef. La distance généalogique, basée sur la consanguinité et l’affinité, définit les groupes primaires de solidarité : famille, lignage mineur, lignage majeur, tribu, etc. La référence à un ancêtre éponyme fictif ou réel est la règle. Cette référence à l’ancêtre établit une proximité sociale entre les groupes qui se réclament de sa descendance. Ces groupes sont dits khashim-biout (pl. khashim-beyt) (Tchad) La chefferie est transmise au sein des mêmes familles dites nobles.

Les groupes de foulbés du Tchad sont constitués sur une base clanique plutôt que sur une base lignagère. Leur identité ne repose pas sur une ascendance commune affichée : elle peut se référer à un territoire, à une origine géographique, ou encore à un type d’animal. De même, l’identité foulbé est très forte, sans que les membres de la communauté ne puissent revendiquer un même ancêtre. L’équivalent de la tribu chez les foulbés est le woro. On parle ainsi pour dire la tribu.

Organisation de la famille et du campement

L’organisation de la famille et du campement donne les règles au sein de l’unité individuelle de production, et au sein du groupe de nomadisation ou de transhumance.

Le campement est une organisation sociale autour de l’accès aux ressources pastorales. Des relations d’entraide, d’autodéfense, de collaboration technique en ce qui concerne le gardiennage du troupeau, le parcage des animaux. Il s’agit aussi d’une unité d’échange de l’information. Les affinités qui peuvent lier les familles au sein d’une même unité de transhumance, ne contredisent pas le fait que chacun est en droit de rejoindre le campement de son choix.

Dans le fait, le choix se fait à l’avance et implique une cohabitation longue durant laquelle les unités de production dépendent du fonctionnement global de l’unité de transhumance, et des arbitrages collectifs lorsqu’il s’agit de changer de campement, de s’approcher des foires hebdomadaires, de creuser un point d’eau, ou de rebrousser chemin. Chez les Fulbés, l’unité de transhumance est le campement ou ferrikare. L’appellation du campement dépend du troupeau : wallande lorsqu’il s’agit du troupeau de moutons, et hodorde lorsqu’il s’agit de bovins.

Le katchala, ou chef de campement, part le premier. Il est suivi des autres campements. Le ferrik (unité de nomadisation) peut être constitue de familles dépendant d‘ardos différents. Les ardos sont avant tout des guides, « chefs de fractions » indépendants les uns les autres. Leur rôle est de défendre les intérêts des éleveurs qui les suivent (en moyenne 5 familles). L’ensemble des éleveurs places sous l’allégeance d’un ardo est appelé tokkaf. Les lamidos sont les chefs traditionnels au même titre que les ardos, mais leur tokkal est de plus grande taille, et peut inclure plusieurs ardos.

Organisation de l’accès aux ressources

L’organisation de l’accès aux ressources spécifie les règles d’accès aux pâturages, à l’eau, au natron et les règles d’organisation du foncier. Alors que le troupeau peut être cessible et faire l’objet d’un héritage, les ressources, elles, ne sont pas transmissibles. En termes de droit, le pâturage est un bien public, alors que le point d’eau est un bien communautaire.

En outre, le groupe a une responsabilité solidaire et collective en matière d’exploitation des ressources. La transhumance conditionne l’accès aux ressources pastorales, en l’occurrence les pâturages et les points d’eau Le pluralisme juridique et l’ambiguïté des textes de loi donnent lieu à des débats ambigus et contradictoires. Alors que la coutume reconnait le droit d’accès aux parcours, le droit positif ne les considère que comme terres vacantes et sans maitre.

Le droit foncier stipule que seules les activités agricoles et les aménagements forestiers sont susceptibles de conférer des droits d’usage. La recherche de pâturages obéit donc à des règles traditionnelles qui continuent à montrer leur vivacité en l’absence d’une règlementation reconnaissant le pastoralisme comme une mise en valeur.

Organisation des activités commerciales

L’organisation des activités commerciales est la manière dont sont organisées les activités de transformation et de vente des produits laitiers, le commerce du bétail et les autres activités orientes vers le marché.

Les garants (damin, daminjos en foulbé) : sont nommés par les chefs de canton. Ils jouent le rôle d’intermédiaires entre les vendeurs et les acheteurs. Ils tiennent les registres des ventes, et en garantissent l’origine des animaux, ils ont pour mission de lutter contre le vol du bétail. C’est pourquoi, ils sont tenus de s’assurer de l’origine des animaux et de l’identité des propriétaires en notant les noms des vendeurs et des acheteurs, le type et la couleur de ranimai, et le nom du propriétaire. Le damin prélevé des « taxes » traditionnelles

L’organisation professionnelle comprend les groupements et associations d’éleveurs, les projets, les ONG, les comités locaux commissions mixtes ou comites de concertation nationaux.

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