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Posted dimanche février 19, 2017 by Tawaangal

TRANSHUMANCE AU SAHEL

LA TRANSHUMANCE

Une mobilité nécessaire

La transhumance est à la fois un mode de vie et un système de production. Elle se déroule selon cycle invariable, dictés par les conditions écologiques et climatiques annuels, à l’intérieur d’un espace dont plusieurs secteurs sont successivement exploités au cours de l’année. Ces mouvements annuels se succèdent si les conditions pluviométriques, sociales et économiques sont stables. L’amplitude de déplacement est va du Nord au Sud en début de saison sèche et du Sud vers le Nord en début de saison de pluie.

On distingue ainsi deux types de transhumance (Abbagana et Youla, 2009). La petite transhumance : Elle a pour but d‘accéder aux meilleurs pâturages et permet de réduire les conflits avec les agriculteurs. Très souvent, les déplacements se font au niveau national mais ils peuvent être transfrontaliers.

La grande transhumance : elle se fait en saison sèche et ne répond pas à un schéma rigide. Elle correspond à des mouvements de grande amplitude du bétail (nord-sud à l‘aller et sud-nord au retour). Les distances parcourues sont de plusieurs centaines de kilomètres, et dépassent fréquemment les frontières du pays d‘origine. Ce type de transhumance concerne avant tout les bovins qui ont une demande en quantité et en qualité de fourrages plus importante que les caprins ou les ovins.

En saison sèche (de janvier à mai), le parcours aller de la transhumance est plutôt constitué de points stratégiques (points d‘eau, aires de pâturages, marchés, cures salées, gués, etc.) que les éleveurs cherchent à relier leur itinéraire est issu de la tradition mais s‘articule autour de la présence de certaines ressources pastorales « clés » (fourrage et eau essentiellement). Au moment du retour de la transhumance et lors des déplacements quotidiens sur le terroir d‘attache en saison des pluies, des pistes précises appelées couloirs sont empruntées par les éleveurs, pour faciliter leur passage à travers les terroirs agricoles.

On observe actuellement une tendance au balisage de ces couloirs, pour contrer l‘avancée des champs qui engendrent de violents conflits entre agriculteurs et éleveurs. Cette forme de transhumance intègre toujours un pays de départ, un pays d‘accueil. Des mouvements de troupeaux ont toujours existé cependant la transhumance transfrontalière est apparue comme un phénomène massif après les sécheresses de 1973 et 1984.