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BIODIVERSITÉ ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

La biodiversité est essentielle pour la vie des habitants des zones arides ; elle joue un rôle central dans les stratégies traditionnelles de gestion du risque, soutient la production alimentaire, et fournit une multitude d’autres services. Beaucoup de plantes cultivées et de races animales proviennent des zones arides, qui constituent un réservoir génétique dont l’importance augmente à mesure du changement climatique et à mesure des extinctions des races sauvages. Cependant, beaucoup de services de l’écosystème des zones arides par exemple l’identité culturelle et spirituelle, sont au centre des cultures des zones arides et peuvent être intégrés dans la protection des écosystèmes des zones arides. L’on a pu observer une corrélation entre la dégradation des terres et la dégradation culturelle dans les zones arides ; ce qui est la preuve de leur interconnexion.

La biodiversité des zones sèches est également au cœur du développement durable et des moyens d’existence de nombreuses personnes pauvres du Sahel : l’importance de la biodiversité pour la réduction de la pauvreté et pour le développement économique dans les zones arides est grande. Ceci tient du fait que les zones arides sont caractérisées par une incertitude climatique extrême, et que la biodiversité joue un rôle essentiel dans les stratégies traditionnelles de gestion du risque.

La pauvreté, le changement climatique, la dégradation des terres et la sécheresse apparaissent comme des facteurs importants de la perte de la biodiversité des zones arides. Cependant, l’inverse est également vrai ; la perte de la biodiversité contribue à la dégradation des terres, à la sécheresse et à la pauvreté, et elle peut accroitre la vulnérabilité au changement climatique.

La pauvreté est multidimensionnelle, et dans les zones arides, elle est souvent étroitement liée à l’exclusion sociale et à la marginalisation politique. Les populations des zones arides sont très souvent distinctes, ethniquement parlant, de celles qui détiennent le pouvoir politique, et elles sont souvent également géographiquement marginalisées et déconnectées des marchés ainsi que des centres de prise de décisions.