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NOMADISME ET CONFLITS

RÉDUIRE LES CONFLITS SOCIO-ECONOMIQUES

CONFLITS LIES A LA MOBILITE PASTORALE

Diversité des situations conflictuelles

La concurrence autour des ressources naturelles, en particulier les terres et l’eau, ainsi que l’érosion des systèmes traditionnels de gestion et d’occupation des pâturages, ont exacerbé les conflits entre éleveurs et entre les éleveurs et les populations agricoles installées au Sahel au cours des trois dernières décennies

Les conflits entre pasteurs

Des conflits culturels

En milieu pastoral, les conflits opposant les ethnies ou fractions d’éleveurs entre elles ne datent pas d’aujourd’hui. Les sociétés pastorales ont connu et connaissent encore de nombreux conflits entre elles ou avec d’autres. Parmi ces conflits, il y a ceux qui opposent les éleveurs qui élèvent les mêmes espèces ou ceux qui élèvent les espèces différentes. Dans tous les cas, la plupart de ces conflits sont liés à l’exploitation des espaces pastoraux et à l’accès aux points d’eau, auxquels il faut ajouter certains vols d’animaux coutumiers propres au milieu pastoral.

Les conflits liés à la gestion des espaces pastoraux

Conflits pour les ressources naturelles

Les sociétés pastorales dépendent en grande partie des ressources naturelles renouvelables pour la satisfaction des besoins alimentaires de leurs troupeaux. Les conflits liés à la gestion des espaces pastoraux procèdent de différends sur l’accès, le contrôle et l’utilisation des ressources naturelles.
L’enjeu sur les ressources en eau au Sahel est aussi très important. Il existe un lien indissociable entre l’eau et le pâturage.

Conflits entre pasteurs et autres usagers

Conflits éleveurs agriculteurs

Ces types de conflits sont les plus nombreux et les plus complexes parce qu’ils menacent les modes de vie immédiats des protagonistes qui appartiennent à des groupes ethniques différents: Les dégâts dans les champs non récoltés et l’accès aux points d’eau sont les premières sources de litiges. En plus, ces conflits attirent davantage l’attention : d’abord parce qu’ils sont la conséquence de la mauvaise gestion de l’espace ; ensuite, parce qu’ils sont généralement de nature et d’expression violentes.

Conflits entre pasteurs et agricultureurs

Conflits liés aux cultures

En dehors de la diminution de la surface pâturable dans son absolu, les pasteurs sont également affectés par le phénomène de fragmentation de l’espace. Les cultures au milieu des pâturages, à côté des points d’eau ou même sur les pistes de transhumance, entravent sévèrement la conduite aisée des animaux, jusqu’à former des « labyrinthes ». Les « champs pièges » ou « champs minés » au plein milieu d’une zone de parcours ou aux abords des couloirs de transhumance représentent non seulement un grand risque par rapport à la divagation mais ils constituent aussi une situation de stress pour les animaux et les bergers, ce qui entrave la prise essentielle de poids des animaux pendant la courte période de pâturages verts.

Les conflits liés aux vols des animaux

Des conflits devenus meurtriers et récurrents

Le vol du bétail est perçu comme un prolongement de la vie pastorale mais aussi comme une caractéristique intrinsèque de la concurrence entre des groupes vivant dans un environnement très difficile. il y avait ce qu’on appelle le « ruggo », qui peut être défini comme une razzia et le « caynagol », disparus maintenant depuis un siècle.
Le problème fondamental n’est pas le vol du bétail mais plutôt la façon dont ces vols ont évolué ces dernières années, passant d’une activité quasiment culturelle avec d’importantes fonctions (subsistance, répartition des biens, bravoure, etc.) à une activité beaucoup plus prédatrice.
Les tensions politiques, ethniques et religieuses existantes aggravent la situation sécuritaire. L’accroissement de la circulation des armes à feu dans de nombreux pays ont rendu les attaques traditionnelles et les vols de bétail plus meurtriers. Les tendances démographiques impliquent clairement qu’un nombre croissant de jeunes éleveurs sans instruction ne pourront jamais gagner leur vie grâce au seul pastoralisme. Dans ces circonstances, ils sont facilement persuadés de travailler pour les trafiquants et des groupes armés