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NOMADES ET SOCIETE

sahel

JEUNESSE AU SAHEL

L’insertion des jeunes, leur contribution à un développement économique et sociale durable, est une priorité de premier ordre pour les gouvernements des pays sahéliens.

Rocher

ELEVAGE ET ODD

L’élevage a le potentiel de contribuer à chacun des huit OMD et les investissements dans le secteur de l’élevage peuvent favoriser la croissance économique

Jeune Femme puisant de l'eau

ELEVAGE ET FORMATION

Le Programme Régional d’Education et Formation des Populations Pastorales en zones transfrontalières (PREPP) concerne les éleveurs âgés de 15 ans et plus, transhumant

PROBLÉMATIQUE DES TERRES PASTORALES

Les zones pastorales représentent plus de 38 % du territoire des pays sahéliens (Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Burkina Faso), jusqu’à 78 % du territoire de ces pays si l’on intègre les écosystèmes sahariens, Ces zones pastorales sahéliennes immenses sont souvent jugées comme marginales, du fait de leur faible peuplement (moins d’un habitant au km2). Elles représentent pourtant autant de cadres de vie pour des populations diverses qui s’étendent du Tchad à la Mauritanie. La pluviométrie limitée et fortement aléatoire, rend l’agriculture pluviale extrêmement risquée. Le mode de mise en valeur principal de ces zones reste de ce fait dominé par le pastoralisme. Lui seul peut valoriser des ressources fourragères de qualité, d’une très grande irrégularité, obligeant les éleveurs et leurs troupeaux à une mobilité quasi permanente.

Plusieurs menaces se développent et remettent en question la durabilité et l’adaptabilité du pastoralisme dans ces zones marginales (zones pastorales et zones agro-pastorales),

Les grandes sécheresses de 1973/74, puis de 1984/85 ont constitué des chocs climatiques ponctuels à très fort impact sur les trajectoires familiales des pasteurs avec des taux de  perte dépassant souvent 50 % des effectifs bovins. Les sécheresses suivantes de 2005, 2009 et 2011 n’ont pas été d’une ampleur aussi forte, mais leur fréquence s’est accrue au cours des décennies 1990/2000, soulevant la question du changement climatique

Les pratiques agricoles sur les terres pastorales constituent souvent la  seule possibilité d’acquérir des terres pour une grande majorité de paysans sans terre des zones agro-pastorales plus méridionales ou pour les pasteurs sinistrés. Une autre menace connexe est liée à l’exploitation précoce des pâturages en début de saison des pluies du fait de la remontée de plus en plus anticipée des troupeaux des zones agricoles et agro-pastorales récemment saturées

On observe des mouvements de territorialisation socio-ethnique d’espaces pastoraux conduisant parfois à l’exclusion et à des formes de non réciprocité, ou encore d’appropriation privative d’infrastructures publiques (puits, monétarisation de l’accès, rente.)

FOCUS SUR LES DROITS DE L'HOMME AU SAHEL

Tout État a la responsabilité de renforcer la législation relative aux droits de l’homme, d’interdire et de punir les crimes motivés par la haine ainsi que la discrimination à l’encontre des minorités, qu’ils soient commis par des représentants de l’Etat, des organisations privées ou des individus. L’État doit garantir un accès équitable aux tribunaux et aux organismes de défense des droits de l’homme ou de médiation afin que les citoyens ne fassent pas justice eux-mêmes et ne recourent pas à la violence pour régler leurs différends (Nations Unies « Promouvoir la tolérance »)

SYSTÈME AFRICAIN DES DROITS DE L'HOMME

Les instruments normatifs pour la défense des droits humains en Afrique sont les suivants :

LA   CHARTE  AFRICAINE  DES   DROITS  DE   L’HOMME  ET DES PEUPLES

La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, également appelée Charte de Banjul, a été adoptée en juin 1981 par la Conférence des Etats de l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Elle est entrée en vigueur le 21 octobre 1986 après la ratification du Niger.

Tous les états africains ont ratifié la Charte de Banjul. Ainsi, elle est la plus grande organisation régionale de défense des droits humains. Cette Charte est un traité multilatéral de droit international, qui engagent les Etats signataires à mettre en œuvre son contenu dans leur droit national. La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples est l’organe prévu par la Charte pour la promotion et la protection des droits qu’elle garantit.

LA COMMISSION AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES

La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples est un organe de l’Union africaine. Elle fut constituée en octobre 1986 par l’OUA selon la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, un an après son entrée en vigueur. La Commission a pour but d’assurer la promotion et la protection des droits humains sur le continent africain. Elle siège à Banjul, en Gambie, et se réunit normalement deux fois par an. Avec sa fonction de protection des droits humains, la Commission exerce un rôle quasi-judiciaire.

GROUPE DE TRAVAIL SUR LES POPULATIONS/ COMMUNAUTÉS AUTOCHTONES EN AFRIQUE

Le Groupe de travail sur les Populations / Communautés en Afrique a été établi par la Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples avec l’adoption de la Résolution 51 à la 28ème Session ordinaire (Cotonou, Bénin – 23 octobre au 6 novembre 2000). Le mandat du Groupe de travail est de :

Examiner le concept de peuples et communautés indigènes en Afrique;

Étudier les implications de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ainsi que le bien-être des communautés indigènes, notamment en ce qui concerne :

le droit à l’égalité ( Articles 2 et 3 )
le droit à la dignité ( Article 5 )
la protection contre la domination ( Article 19 )
l’auto- détermination ( Article 20 ) et
la promotion du développement culturel et de l’identité (Article 22).
Réfléchir aux recommandations appropriées sur le contrôle et la protection des droits des communautés indigènes.

.LA COUR AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES

Etablie pour élargir et renforcer la Commission africaine des droits de l’homme dans son travail, la Cour a compétence pour prendre des décisions définitives et obligatoires sur des violations des droits humains commises dans les différents Etats de  l’UA. Sa juridiction comprend l’interprétation et l’application de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, le protocole de la Charte d’établissement de la Cour africaine  des droits humains et des peuples, et tout autre instrument des droits humains ratifié par les Etats parties d’une affaire. Bien que la Cour africaine des droits de l’homme n’ait encore pas traité son premier cas, sa création reste pour les personnes concernées une étape importante. L’organisation de la Cours de l’Union africaine a été réformée par un protocole adopté en 2008, qui fusionne la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples et la Cour africaine de Justice, pour qu’elles fonctionnent ensemble en tant que (nouvelle) Courafricaine de Justice et des droits de l’homme.

LES DROITS DE L'HOMME MUSULMAN

L’Islam a donné à l’humanité un code idéal des droits de l’homme, il y a quatorze siècles. Ces droits ont pour objet de conférer honneur et dignité à l’humanité et d’éliminer l’exploitation, l’oppression et l’injustice.

Les droits de l’homme, dans l’Islam, sont fortement enracinés dans la conviction que Dieu, et Dieu seul, est l’auteur de la Loi et la source de tous les droits de l’homme. Etant donnée leur origine divine, aucun dirigeant ni gouvernement, aucune assemblée ni autorité ne peut restreindre, abroger ni violer en aucune manière les droits de l’homme conférés par Dieu. De même, nul ne peut transiger avec eux.

DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme.