Cultiver la paix

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CULTIVER LA PAIX, UNE PRIORITÉ

Menace du pastoralisme

Au Sahel, il est tout à fait nécessaire de cultiver la paix pour  les populations qui font de l’élevage, de la transhumance , du commerce et de l’agriculture. Pourquoi ?

Dégradation de l’environnement et conflits

La dégradation de l’environnement et la pression démographique sont des tendances qui détruisent le mode de vie pastoral nomade.

Malheureusement cette transition socio économique n’est pas gérée. Les communautés nomades sont ignorées des stratégies de développement qui privilégient l’agriculture.

On note combien les conflits armés dans la région, engendrent l’insécurité, perturbent les cycles de transhumance, et accentuent la vulnérabilité des communautés pastorales.

Les terres de pâturage diminuent constamment en raison  de la désertification et de l’expansion agricole.

L’agriculture accapare de plus en plus de terres fertiles traditionnellement allouées au bétail.

L’exploitation minière, la spéculation foncière et l’urbanisation constituent des menaces supplémentaires sur les pâturages.

Les terres disponibles ne suffisent plus à garantir l’alimentation du bétail et le renouvellement des pâturages.

cultiver la paix

La paix est un groupe de valeurs, d’attitudes et de comportements qui favorise la résolution pacifique des conflits

Pour s’implanter dans les habitudes, la culture de la paix a besoin de non-violence, de tolérance et de solidarité

La culture de la paix nécessite de combattre l’exclusion, la pauvreté et la dégradation de l’environnement.

Entrave à la mobilité

La mobilité des éleveurs et de leurs troupeaux est gravement entravée. Les fermetures des frontières inter-étatiques, les guerres et la criminalité compromettent les déplacements des troupeaux.

Les voies de transhumance millénaires sont indispensables à la survie des troupeaux et des hommes, et à l’accès aux marchés de bétail.

Cette diminution des terres de pâturage et de la mobilité est source de conflits entre les communautés de pasteurs nomades et de paysans sédentaires.

Cultiver la paix pour le mieux vivre ensemble

Il est nécessaire pour les populations vivant dans cette région, d’éduquer à la culture de la paix. Des programmes doivent être mis en place pour gérer les conflits récurrents et devenus trop nombreux.

CULTIVER LA PAIX GRACE A L’EDUCATION

La dégradation de l’environnement et l’exploitation excessive des ressources naturelles, exacerbent les conflits, et  entravent leur règlement.

L’éducation à la paix est considérée comme un outil de transformation pour arriver à une paix durable.

Outre l’éducation à la paix, l’initiation au multiculturalisme prépare les citoyens à explorer des perspectives ethniques et culturelles plurielles afin de créer un monde plus juste. 

Le respect de la diversité au quotidien est une condition incontournable de la paix.

Cet objectif peut être atteint à l’aide de structures et de processus qui favorisent le dialogue. Notre association préconise l’éducation à la paix.

Comment cultiver la paix

Pour cultiver la paix, il faut des programmes visant à réduire la pauvreté, créer des emplois et améliorer les infrastructures.

Il sera important d’aider les nomades à s’adapter aux effets du changement climatique. Des tensions liées à l’insécurité alimentaire, la pénurie d’eau et la réduction de l’espace réservé au pâturage sont fréquentes.

Pourquoi cultiver la paix

Pour promouvoir la culture de la paix, il faut intervenir dans l’éducation, défendre le respect des droits de l’homme, l’égalité entre hommes et femmes, favoriser la tolérance et la solidarité.

La médiation, les formes d’apprentissage de règlement non-violent des conflits, le travail sur les préjugés et les présupposés sont des priorités qu’il faut davantage prendre en compte.

Cultiver la paix au Sahel

La culture de la paix est un ensemble de valeurs qui rejettent la violence et préviennent les conflits en s’attaquant à leurs racines.

C’est en grande partie la pauvreté, l’injustice, les frustrations de toutes sortes, qui sont responsables de la violence.

Si les conflits religieux ou politiques existent, c’est parce qu’ils sont exacerbés par les difficultés économiques et sociales.