Dromadaire, animal exceptionnel

dromadaire, animal exceptionnel

DROMADAIRE, ANIMAL EXTRAORDINAIRE

Le dromadaire est associé à la culture nomade du Sahara, mais son importance est bien plus grande. Sans le dromadaire, l’homme n’aurait pas pu occuper les vastes espaces hostiles à la vie comme l’ont fait les nomades.

Les fortes densités camelines se retrouvent dans les zones sahéliennes, semi-désertiques et désertiques. Les caravanes de dromadaires sont encore aujourd’hui caractéristiques du Sahara.

Animal des écosystèmes arides

C’ est un animal emblématique des écosystèmes désertiques auxquels sa physiologie lui permet de s’adapter.

Pour les éleveurs du Sahel et de manière ancestrale, il constitue à la fois un capital, un moyen de transport, une source de nourriture et de cuir.

Le dromadaire est élevé sur toute l’étendue de la zone pastorale où il est le seul herbivore capable de valoriser les maigres pâturages.

Auxiliaire incontournable

L’aire de sa répartition recouvre donc celle des populations pastorales nomades ou transhumantes qui, au cours de leur histoire, l’ont adopté comme auxiliaire incontournable dans la mise en valeur des zones arides.

C’est un animal haut, élancé, résistant. Il est capable de vivre dans les milieux arides et chauds grâce à ses caractéristiques physiques. C’est un animal endurant et relativement pacifique.

Le dromadaire, richesse pour l’humanité

Dans sa grande transhumance, le dromadaire a franchi la zone pastorale pour s’intégrer en zone agricole, où ses performances de trait sont mises à profit pour le travail agricole.

Jadis confiné dans les zones marginales aux rares ressources, le dromadaire est aujourd’hui présent dans tout le Sahel. Les dromadaires par leur rusticité et la variabilité de leurs performances sont encore des richesses pour l’humanité.

Dromadaire et résilience des pasteurs nomades

Au Niger, les Touaregs, et Toubous sont les populations attachées à cette espèce à l’inverse des Peuls dont l’espèce de prédilection est le bovin.

Pourtant, on observe depuis moins de deux décennies, une forte tendance à l’augmentation de la présence de dromadaires dans les troupeaux bovins des éleveurs peuls wodaabe, notamment suite aux sécheresses.

UN ANIMAL CONSIDÉRÉ COMME UN DON DU CIEL

Le dromadaire joue un grand rôle dans la vie sociale des nomades touaregs.  Il a longtemps été considéré comme un animal des zones marginales, lié à une exploitation extensive des milieux arides. Il a permis l’épanouissement de grandes civilisations pastorales, notamment celle des touaregs.

C’est un animal qui rend des services variés : monture rapide pour les voyageurs, animal de bât pour le commerce caravanier, ou animal laitier fournissant à ses propriétaires une part importante de leur alimentation.

C’est un animal de prestige chez les Touaregs et son élevage est l’objet de soins particuliers.

Il utilise les pâturages arborés et herbacés et porte un préjudice plus léger au couvert végétal que les autres espèces animales.

Tout en rendant des services éminents, son lait fournit une part importante de l’alimentation des nomades. Sa capacité de charge est utilisée non seulement par les caravanes sahariennes, mais aussi pour les transports à courtes distances autour des villes et des marchés méridionaux

Les grands rassemblements contemporains de dromadaires les plus notables comprennent :

  • La curée salée à Ingall (Niger), occasion pour les nomades de consolider leurs liens sociaux et d’en construire de nouveaux
  • La fête des Ganis des Touaregs à Agadez (Niger)