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PASTORALISME ET ENVIRONNEMENT

LE RÔLE DU PASTORALISME SUR L'ENVIRONNEMENT

Le cinquième objectif spécifique de l’association c’est de démontrer le peu d’impact négatif du pastoralisme nomade sur l’environnement. Les moyens d’actions sont la construction d’un observatoire qui va suivre et analyser quelques transhumances d’éleveurs et leur effet sur l’écosystème et l’association va  s’impliquer davantage dans la surveillance de l’environnement. 

CE QU'IL FAUT SAVOIR

Le pastoralisme est une stratégie de gestion des ressources naturelles

Loin de traduire des stratégies de survivance, la mobilité consiste en un véritable « programme de nutrition » centré sur des objectifs à atteindre. Les reproches majeurs faits aux peuples pasteurs, c’est de manquer de rationalité économique. Or, cette rationalité existe, mais elle n’est pas orientée vers le marché, elle combine des biens privés (bétail) avec des ressources publiques (les pâturages) et réside dans la capacité des systèmes pastoraux à s’appuyer sur la mobilité (Boutrais, 2002), rester sur place reviendrait en effet à accepter la baisse des rendements (chute des productions et des effectifs) et à empêcher le milieu de se restaurer (Benoit, 1979).

L’itinérance, selon Bernus (1981), autorise la conservation d’un effectif animal maximal, objectif essentiel pour les pasteurs qui adoptent ainsi une stratégie de gestion du risque en contexte aléatoire (Boutrais, 1996). Ils s’assurent ainsi d’une reconstitution plus rapide des troupeaux, donc du capital, après d’éventuelles épizooties par rapport à des conditions d’élevage sédentaire.

ÉCOSYSTÈME ET ZONE PASTORALES

Elevage et milieux naturels

Dans la forêt classée de Gadabeji, au Niger, les éleveurs ont un droit de pacage les six premiers mois de l’année, pendant la saison sèche, et contribuent ainsi à l’entretien du milieu. On méconnaît la notion d’entretien écologique des troupeaux à l’échelle du Sahel. Au nord de Dakoro, au Niger, la véritable régénération des ligneux s’est faite grâce aux troupeaux et à leurs déplacements, y compris dans les forêts classées.
Le pastoralisme a modifié les milieux pastoraux et la végétation, tout en préservant le renouvellement des ressources. Le pastoralisme est même parfois utilisé pour maintenir des milieux naturels ouverts et préserver la biodiversité. Mais si le système pastoral évolue sous des formes plus commerciales ou plus intégrées à l’agriculture, il peut s’avérer dégradant. Certains éleveurs pastoraux ont une très bonne connaissance empirique du milieu et des ressources, mais ces savoirs sont insuffisamment exploités. Lorsque l’on veut faire de la conservation, ces éleveurs pourraient être davantage impliqués.

LE SIPSA

Outil d'aide à la décision

Le SIPSA est un outil d’aide à la décision pour anticiper, gérer et suivre les évolutions du pastoralisme et ses interactions avec l’environnement dans la zone sahélienne, dans six pays du Cilss : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad. Il fournit des informations actualisées sur l’état et les tendances des systèmes pastoraux sahéliens et permet d’élaborer des informations répondant aux besoins des acteurs et partenaires avant, durant et après les crises. Il a pour ambition de faciliter la circulation et la diffusion de l’information

L’ATLAS

L’Atlas des évolutions des systèmes pastoraux au Sahel 1970-2012, publié par le Cirad et la FAO, fait la synthèse des informations spécifiques collectées dans la cadre du Sipsa et les complète par des représentations graphiques, qui permettent de comprendre les systèmes pastoraux et leurs dynamiques spatiotemporelles. C’est un document pris comme référence par les programmes de recherche-développement en cours sur le pastoralisme au Sahel.