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DÉFENDRE LA CAUSE DU PASTORALISME

BOVINS PEULS

POURQUOI DÉFENDRE CETTE CAUSE ?

Le pastoralisme nomade subit de profondes mutations

Le pastoralisme est un système de production animale qui tire profit de la diversité et de la saisonnalité des ressources naturelles dans les pâturages. Il est fondé sur les déplacements planifiés du bétail à grande échelle, ce qui requiert une grande coordination entre les différents utilisateurs, d’où la naissance de coutumes et institutions qui permettent aux communautés locales de prendre des décisions et de les appliquer, le pastoralisme fait partie des stratégies efficaces et durables capables de gérer les ressources naturelles.
Défendre le pastoralisme c’est défendre un mode de production traditionnel qui a été expérimenté durant des siècles par des sociétés spécialisées.

 

LA MOBILITE : UNE STRATEGIE ENTRAVEE

Un accès aux ressources naturelles source de conflits

La mobilité se pratique dans un contexte de contraintes climatiques majeures (sécheresses), de changements institutionnels (décentralisation), de mutations sociales bien qu’elle constitue la stratégie la plus efficace de gestion des ressources naturelles. Les conditions d’un élevage mobile et durable demeurent problématiques, même avec le soutien de l’Etat et l’aide extérieure qui restent insuffisants au regard de l’étendue des contraintes à surmonter.

UNE RATIONALITÉ MECONNUE

La rationalité économique du pastoralisme a été démontrée

Les recherches actuelles ont montré que les sociétés pastorales ont de tout temps disposé dans leurs principes, d’une certaine rationalité économique (Bonfiglioli, 1988) qui se traduit par un rapport particulier à l’espace et aux ressources naturelles. L’inexistence de règles d’accès et de gestion en milieu pastoral est une idée fausse. Même si le pastoralisme est basé sur la ponction et le libre accès aux ressources naturelles, la réalité est que sans règles d’accès et d’usage de l’espace et de ses ressources, les sociétés pastorales auraient difficilement survécu.

DES PRÉJUGES TENACES ET DESTRUCTEURS

Le pastoralisme protège l'environnement

Les pratiques foncières expriment la projection de la société sur l’espace et sont le reflet de son organisation et de son histoire. Or, compte tenu du fait que l’élevage pastoral marque faiblement l’espace, ces pratiques, qui sont d’une grande souplesse, ont mis du temps à être mises en évidence. Le pasteur, par le truchement de ses animaux, entretient avec la nature un certain type de rapport excluant un processus d’appropriation de l’espace qui pourrait compromettre son accessibilité par tous ; il n’existe pas de transformation volontaire de la nature et d’accumulation de biens chez les éleveurs pasteurs. Il y a une relation directe et égalitaire avec la richesse naturelle et l’épuisement du stock est assumé par le déplacement.

CE QU'IL FAUT RETENIR DU PASTORALISME

C'est la seule économie durable et adaptée aux zones arides

Soutenir les communautés pastorales contribue de manière essentielle à l’Objectif de développement durable numéro 2, qui consiste à éradiquer la faim et à promouvoir l’agriculture durable. Cela contribue aussi à l’ODD 15, favorisant la préservation des différentes formes de vie et visant à mettre un terme à la dégradation des terres et à la perte de biodiversité.
Les éleveurs pasteurs connaissent de nombreuses difficultés et contraintes qui nuisent à la pratique du pastoralisme. La pratique d’élevage extensif, est reconnue comme la meilleure méthode de mise en valeur des ressources dans les zones arides et semi-arides.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET ELEVAGE PASTORAL

D’après de nouvelles recherches, une unité de bovin tropical (c’est-à dire un animal de 250 kg de poids vif) émettrait, en cumulé sur toute l’année, presque moitié moins de méthane que les normes régionales proposées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). En ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre, le bilan net de l’écosystème sylvopastoral serait globalement en équilibre sur toute l’année ;les émissions de gaz à effet de serre seraient compensées par le stockage du carbone au terme d’une année complète.