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COMBATTRE LA PAUVRETÉ

COMBATTRE LA PAUVRETÉ PAR LE DEVELOPPEMENT

Le premier objectif spécifique de l’association est la lutte contre la pauvreté. Le moyen d’action choisi par Tawaangal pour y parvenir est la sensibilisation aux enjeux du pastoralisme pour la sécurité alimentaire dans les zones sahélo-sahariennes. Six conférences sont programmées, elles ont pour but de réunir des chercheurs et des pastoralistes et les spécialistes autour de tables rondes pour débattre sur l’avenir du secteur et mobiliser les migrants pastoralistes autour de cette cause. 

CE QU'IL FAUT SAVOIR SUR LA PAUVRETÉ

La pauvreté chez les éleveurs pasteurs

Les causes profondes de la pauvreté relèvent de l’environnement “handicapant” dans lequel vivent les éleveurs pauvres. Les ressources et les capacités des éleveurs pauvres, pour limitées qu’elles soient, ne suffisent pas pour élever les animaux. Tant que les besoins des pauvres ne seront pas satisfaits et que leurs capacités et leurs ressources ne seront pas renforcées, ils demeureront enfermés dans le cercle vicieux de la pauvreté.

PETITE DÉFINITION DE LA PAUVRETÉ

Qu'est ce que la pauvreté ?

La pauvreté peut être définie comme étant la condition dans laquelle se trouve un être humain qui est privé de manière durable ou chronique des ressources, des moyens, des choix, de la sécurité et du pouvoir nécessaires pour jouir d’un niveau de vie suffisant et d’autres droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux. »

Source : Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies, 2001

PERCEPTION DE LA PAUVRETÉ

Comment le pauvre se perçoit

La pauvreté est avant tout un vécu, une perception de soi et des rapports avec les autres. La pauvreté est ressentie, comme un manque sur le plan matériel (manque d’argent, de nourriture, de vêtements, etc.) mais aussi, et d’une manière presque aussi aiguë, comme une incapacité à prendre une initiative personnelle.

Avant même d’être un déni de droits (« le pauvre est celui qui n’a pas droit à la parole », « le pauvre est celui qui ne peut jamais avoir gain de cause dans les conflits qui l’opposent à autrui »), la pauvreté est donc un « déni de soi », une incapacité à se concevoir comme un être autonome, pouvant agir efficacement sur son environnement immédiat. Le sentiment de dépendance est renforcé par le sentiment de solitude car le pauvre se vit comme « sans soutien » ; il a le sentiment qu’il n’a plus d’assise, plus d’ancrage. La pauvreté est donc aussi la conséquence d’une violente rupture dans la chaîne de solidarité qui structurait jusque-là la communauté.

PAUVRETÉ ET VULNERABILITE

Une population vulnérabilisée

La pauvreté en milieu pastoral ne peut pas être perçue uniquement en termes de « revenus » car elle s’inscrit dans une dynamique de paupérisation qui englobe tout le système de production économique, de reproduction sociale et d’identité culturelle. Une telle dynamique de paupérisation dans un milieu à haut risque se traduit par la vulnérabilité croissante des communautés pastorales. Les différents aspects de vulnérabilité (économique, socioculturelle, physique…) définissent la situation de pauvreté en milieu pastoral. Un « groupe vulnérable » se définit donc dans un contexte quotidien où l’importance des risques et la capacité d’y faire face sont dans une relation d’instabilité chronique. Les atouts que constituent les ressources économiques et écologiques, le potentiel humain, l’assistance mobilisable en cas de besoin s’épuisent rapidement, et la capacité matérielle et morale de faire face aux risques se trouve limitée.