Perte de la biodiversité

perte de la biodiversité

PERTE DE LA BIODIVERSITÉ : QUELLES CONSEQUENCES ?

La nature est détruite de manière générale à un rythme sans précédent et le taux d’extinction des espèces vivantes s’accélère, provoquant des effets graves sur les populations humaines du monde entier.

Ressources naturelles

La biodiversité soutient la production alimentaire. Nombreuses plantes et  races animales du sahel, constituent un réservoir génétique dont l’importance augmente au fur et à mesure du changement climatique et des extinctions des races sauvages.

La pauvreté, la dégradation des terres sont des facteurs  de la perte de la biodiversité. L’identité est au centre des cultures et peut être intégrée dans la protection des écosystèmes .

Gestion de l'environnement

L’une des stratégies de gestion des terres les mieux adaptées au Sahel est le pastoralisme. La pastoralisme a été pratiquée au Sahel pendant des siècles, en utilisant des parcours communs et en s’appuyant sur la mobilité du troupeau pour suivre les ressources et gérer les risques.

En plus de fournir de la nourriture, le bétail est utilisé pour générer des revenus, pour accumuler des dettes et des obligations sociales et à de nombreuses fins culturelles.

Protection des écosystèmes

De nos jours, savoir et savoir-faire sont considérés comme un patrimoine, c’est-à-dire un bien commun hérité, dans lequel se reconnaissent des groupes humains.

Les savoirs locaux, sont considérés comme un héritage (Tawaangal en peul). C’est un levier du développement local en ce sens qu’il est un vecteur d’identification. Autrement dit, une communauté ne peut penser et agir son développement que dans la référence à son passé constitutif de son identité.

Dégradation de la nature

Les sociétés pastorales ont conscience de la fragilité de l’environnement. Leurs rapports à cet environnement sont fondés sur les références cosmogoniques qui le constituent. Elles en assurent la protection et la sauvegarde par des pratiques séculaires.

Les stratégies officielles de conservation, de protection et de sauvegarde de l’environnement adoptent généralement des attitudes d’ignorance et/ou de distanciation vis-à-vis de ce patrimoine endogène, à tort.

La biodiversité, qu’est-ce que c’est ?

La biodiversité, c’est tout ce qui est vivant sur la planète et leur environnement. C’est l’ensemble des milieux naturels et des formes de vie (plantes, animaux, champignons, bactéries, etc.) ainsi que toutes les relations et interactions qui existent, entre les organismes vivants entre eux et entre ces organismes vivant et leurs milieux de vie.

Perte de la biodiversité au Sahel

La biodiversité du sol détermine les cycles du carbone et de l’azote ainsi que les cycles hydrologiques donc la productivité et la résilience des terres. Le Sahel et le Sahara contiennent une gamme importante d’éléments de biodiversité, y compris des espèces endémiques : espèces que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur la planète.

La biodiversité connaît une diminution rapide sur l’ensemble du Sahel. La croissance démographique est  l’un des principaux facteurs de la baisse de la biodiversité dans le Sahel. L’expansion de l’agriculture dans les zones réservées au pastoralisme constitue un facteur important de perte de biodiversité.

L’installation des populations dans les zones arides ne cesse de s’étendre également, compromettant un équilibre déjà très fragile.

La dégradation des terres et la diminution de la biodiversité des sols contribuent à l’augmentation de l’aridité des terres et à la perturbation des pluies. Ces impacts sont accentués par les changements climatiques et contribuent à la baisse de la résilience à travers la région et à l’augmentation de la pauvreté.

Qu’est-ce qu’un écosystème ?

L’écosystème est composé de plantes, d’animaux, de champignons et de micro-organismes, et de leur environnement : l’eau, l’air, la terre, la température. Cet ensemble forme un système de vie particulier. Dans un écosystème, tant les composants vivants que non vivants jouent un rôle spécifique.