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ELEVEURS PASTEURS : TRIBUS ET LIGNAGES

Les peuls et les toucouleurs du Sénégal, pasteurs touaregs, auxquels se mêlent venant du Sud, les peuls wodaabe ou mbororos, nomades du Niger, les toubous et les arabes Missirié du Tchad, ainsi que les peuls et les touaregs du Mali, forment l’essentiel des peuples traditionnellement pastoraux mobiles . Les éleveurs sont organisés dans le cadre des groupements et réseaux d’associations pastorales qui exécutent des programmes tendant à améliorer les moyens d’existences des éleveurs.  Le programme régional d’éducation des populations pastorales PREPP) est  celui qui s’occupe de l’éducation des éleveurs et leur formation professionnelle (métiers)

LES GRANDS ÉLEVEURS NOMADES DU SAHEL

Les nomades des grands espaces

Notre association est tournée vers le pastoralisme nomade. Elle souhaite se centrer sur les éleveurs pasteurs du Sahara et de la zone sahélienne de l’Afrique de l’Ouest.  D’autres éleveurs existent et cohabitent avec les 4 grands groupes listés ci-dessous. Nous avons défini nos cibles afin d’être plus opérationnels mais nous collaborons aussi avec les autres éleveurs pasteurs de la zone dès lors qu’ils sont mobiles et que leurs pratiques pastorales restent traditionnelles, avec une culture nomade. Nous souhaitons préserver les cultures et traditions qui respectent la nature et sont durables.

LES WODAABE

LES BERGERS DU SOLEIL

Ils sont majoritairement connus sous des termes similaires (qu’ils n’utilisent pas eux-mêmes). En Sénégambie, ils sont appelés « Fulɓe Burure », et dans la région du Tchad, « Abore ». Ailleurs, ils sont appelés « Bororo » ou « Bororoje ». Les populations pastorales peules se trouvent dans les zones de ceinture de la savane où la densité de la population est la plus faible, principalement aux limites nord du Sahel ou de la zone de broussailles semi-désertique, et dans les zones montagneuses favorables. Leur subsistance et leur richesse proviennent exclusivement de leurs troupeaux de bétail, parfois complétés par de petits élevages de moutons, de chèvres ou de chameau. Ces Peuls sont presque toujours perçus comme des étrangers.
Il faut voir dans le terme Mboda une alliance de défense conclue entre divers groupes fulbe pour résister à leurs ennemis et à l’oppression. Le mboda’aangu est vaste ; il n’y a pas de leyyi aussi étendu que celui des wodaabe.
L’essor démographique, a provoqué la dispersion géographique, l’affaiblissement de la cohésion du mboda originel. Gaden affirme qu’ils sont actuellement très nombreux, très dispersés et n’ont plus la cohésion du groupe initial. Les woodabe ont pris l’initiative de grouper plusieurs clans et de constituer une nouvelle tribu à laquelle ils donnèrent le nom de Mbod’a, les wodaabe deviennent « ceux qu’on évite », pour marquer qu’il s’agit d’une confédération de tribus qui se sont unis pour être plus forts, et se faire respecter de ceux qui les oppriment.

LES TOUBOUS

LES GARDIENS DES GUELTAS

Les Toubous occupent la région du Sahara central qui s’étend au nord du Tchad, entre le Niger, la Libye et le Soudan. L’ensemble Toubous est composé de deux branches principales : les Teda (ou Tedagada) majoritaires et les Daza (ou Dazadaga) qui sont eux-mêmes divisés en plusieurs clans.
Les Toubous seraient présents dans le Sahara central depuis le IX e siècle. La distinction entre Teda et Daza se serait produite lors de la migration des Toubous du Tibesti vers le Kanem : les Teda sont des Toubous restés au Tibesti et les Daza sont ceux qui ont migré dans le Kanem.
Ainsi, le mot Toubous est d’origine Kanembou et fut utilisé pour désigner des communautés dont l’origine commune n’est cependant pas établie. Les Arabes ont eu recours au mot Gorane pour désigner, sans distinction, les populations des groupes Teda, Daza. Les Teda, sont des éleveurs de dromadaires, tandis que les Daza, sont des éleveurs de bovins, et vivent dans les montagnes.

LES AMAZIGH

LES HOMMES BLEUS

Les Touaregs vivent dans cinq pays de l’Afrique et se repartissent en plusieurs tribus formant une confédération sur le vaste territoire du Sahara. Leur territoire est appelé Tinariwen ou désert qui prend d’autres appellations selon la géographie et la végétation.
L’organisation sociale comprend 7 confédérations touaregs que sont : Ahaggar en Algérie et au Niger, Ajjer en Libye et Algérie, Aïr au Niger, Azawagh au Niger et au Mali, Adghagh au Mali, Tadamakkat au Mali et Oudalan au Burkina Faso. ls se dénomment eux-mêmes « Kel Taggelmoust, » ceux qui portent le voile », Kel Tamachek, « ceux qui parlent le Tamachek ou encore Imajeren, les « hommes libres ».
Les Touaregs Iwullemmeden de l’est et ceux des plaines de l’ouest de l’Air, constituent des confédérations qui comprennent encore un grand nombre d’éleveurs nomades, par opposition aux Touaregs semi-nomades ou sédentarisés, et qui ont conservé une structure sociale fortement hiérarchisée.
Pour les Touaregs, un adulte se doit de respecter l’asshak, c’est-à-dire une certaine réserve, une rigueur de comportement traduisible par «noblesse ». En présence des membres de sa parenté ou d’étrangers, il est tenu à la règle de la pudeur, de la honte et du respect takarakit qui exige de ne pas extérioriser ses sentiments

LES ARABES

LES ARABES DU TCHAD

Les Arabes du Tchad se divisent en trois grands groupes généalogiques : les Hassaouna, les Djoheïna et les Oualad Sliman, eux-mêmes subdivisés en plusieurs clans et fractions.
Les deux premiers groupes auraient quitté la Péninsule arabique dès le début de l’Hégire et auraient pénétré le bassin tchadien au XV è siècle, à partir du Nil et après une longue migration. Les groupes descendant des Hassaouna évoluent à l’Ouest du Tchad, tandis que ceux descendant des Djoheïna à l’Est.
De toutes ces tribus arabes, les Missérié forment le groupe le plus important et le plus soudé. Ils effectuent traditionnellement des mouvements de transhumance entre leur région d’origine, le Batha et les pâturages du Sud (régions du Salamat et du Moyen Chari).
Depuis plusieurs années, un nombre important d’entre eux a décidé de nomadiser dans le Sud, sans regagner le Batha. Au XIX è siècle, les Arabes Oualad Sliman descendirent les rives de la Méditerranée et atteignent le bassin du Tchad. Ce sont des éleveurs purs dont certains se livrent exclusivement à l’élevage de dromadaires.