Culture nomade

culture nomade

L'association veut faire comprendre à quel point les populations nomades du Sahel jouent un rôle important dans la gestion des ressources naturelles depuis des siècles. Elles ont développé un lien harmonieux avec la nature. C'est en particulier dans l'artisanat que leur créativité s'applique à montrer tous les aspects de leur interaction avec l'environnement. Elles ont ainsi cultivé une identité, qui leur permet de s'y adapter.

COMPRENDRE LES NOMADES ET LEUR MODE DE VIE SPECIFIQUE

Pour mieux appréhender la culture nomade il faut bien comprendre le pastoralisme ou élevage pastoral mobile. Le pastoralisme est une solution d’adaptation des populations vivant dans des environnements difficiles. Avant tout, ces populations ont des formes typiques d’organisation sociale et d’institutions. Elles définissent l’accès aux ressources naturelles de façon avisée.

Marginalisés par leur environnement, les pasteurs nomades, exclus des prises de décisions et de l’accès aux services de base sont particulièrement vulnérables.

Bien-fondé du pastoralisme pour les populations

Le pastoralisme est une source importante de nourriture, d’emplois, de fonds de réserve et d’épargne. Néanmoins, les systèmes pastoraux et leur valeur économique sont, dans une large mesure, absents des statistiques officielles.

Le pastoralisme fournit également des services essentiels à l’écosystème, tels que la séquestration de carbone et la conservation de la biodiversité. Son bon fonctionnement est considéré comme essentiel au développement durable et au maintien de la résilience dans la plupart des zones arides.

Parce qu’il est adapté à des environnements difficiles, le mode de vie des éleveurs nomades requiert une approche particulière en matière de développement. On considère aussi en Afrique, que les systèmes pastoraux occupent une place particulièrement stratégique.

LA CULTURE NOMADE DU SAHEL PRESERVE LA NATURE

Préserver la culture nomade, un impératif

Il est important de préserver la culture nomade. La terre va mal, l’environnement  est malmené. De toute évidence, la nature doit être protéger pour ne pas disparaitre. Vouloir comprendre le mode de vie des éleveurs nomades, c’est savoir avant toute autre chose, qu’il préserve l’environnement. Nous vous invitons, de tout cœur à découvrir et à défendre cet univers original, source de sagesse humaine.

De nos jours, ce mode de vie est de plus en plus menacé. En effet, le changement climatique et les pressions anthropiques sont, entre autres, ce qui dégrade les espaces pastoraux et constitue une menace pour le mode de vie des pasteurs.

Promouvoir les savoirs ancestraux

Par ailleurs, il faut noter que les bergers nomades du Sahel ont aussi des coutumes et des valeurs qui plongent leur racine dans des traditions ancestrales. Ils véhiculent donc des valeurs humaines séculaires, un patrimoine humain à connaitre et des savoirs endogènes à protéger. Ce sont des populations qui véhiculent des vertus héroïques universelles. Apprenez à les connaitre pour un meilleur vivre ensemble sur la planète.

C’est la raison pour laquelle, notre association Sahel’Nature & culture des bergers vous engage à agir pour le bien être commun en contribuant à la promotion de cette culture. Devenez bénévoles ou contribuez par vos dons.

SERVIR LA NATURE : LA CULTURE NOMADE S’Y ENGAGE

Pourquoi préserver la culture nomade ? Sur toute la planète, l’élevage extensif et mobile du bétail, dit “pastoral”  met en valeur la végétation naturelle de très vastes territoires.

Ainsi donc, le pastoralisme utilise en effet toute la diversité botanique (des herbes aux arbres) et sa grande variabilité. En Afrique en particulier, il dispose de la distribution géographique, qui va des zones arides saharo-sahélienne aux zones soudano-guinéennes.

Des arrangements sans cesse ajustés entre les pasteurs, régissent les accès aux points d’eau et aux pâturages. D’autres rapports entre pasteurs et agriculteurs permettent la vaine pâture des pailles après les récoltes, la fumure des troupeaux en constituant la contrepartie.

Aujourd’hui ces accords sont plus difficiles. Des espaces pastoraux se dégradent sous les effets conjugués du changement climatique et de pressions anthropiques.

La mobilité des troupeaux est affectée lors des périodes critiques (saison sèche) par l’extension de l’agriculture, y compris irriguée.

La propriété des troupeaux change de mains. Les relations qui permettaient des accords sur le partage des communs pastoraux sont plus difficiles.

Il est fondamental de comprendre que l’élevage pastoral n’est pas seulement une activité productive, économique. Il est surtout le fondement de l’organisation des sociétés nomades et de leurs relations avec les autres.

En fait, le pastoralisme est un système de liens sociaux et d’activités productives. Il permet une valorisation et une occupation de très vastes territoires. Il participe à l’identité de communautés. Le pastoralisme et la culture nomade sont un modèle d’adaptation à la variabilité du milieu et du climat. Il est le système qui peut lutter contre la désertification et la perte de la biodiversité.

LA CULTURE NOMADE PARLE DES ECOSYSTEMES DU DESERT

Un bijou est un objet fonctionnel ( protéger contre les mauvaises influences), un signe social (appartenance à un groupe), un symbole, un investissement d’argent. La dimension esthétique du bijou n’est que l’intégration harmonieuse de toutes ces fonctions dans une forme satisfaisante à l’œil.

En fait les bijoux parlent surtout de l’accord homme terre et ciel. Ils appartiennent à la joie de vivre ; ils sont de toutes les fêtes, ils évoquent le prestige, la beauté, la tendresse, l’amour, la vie de chaque jour.

Il est important de savoir que la bijouterie touarègue est une tradition bien gardée et savamment entretenue. Le mérite revient aux forgerons bijoutiers Inaden. La société touarègue voue un culte à l’artisanat et aux métiers nobles, dont la bijouterie.

La symbolique des bijoux tire son essence de la quête perpétuelle des touaregs dans la maîtrise des éléments naturels. Pendentifs, bagues, pectoraux, boucles d’oreilles, chevillières, autant de signes de fidélité à une période qui semble désormais révolue.

Les peuples touaregs se confrontent à l’austérité du désert. Ils se plient à ses règles et adaptent leur vie de tous les jours à ce monde qui ramène tout à l’essentiel. Mais l’aridité de leur environnement ne les empêche pas de se parer de bijoux dont ils font un art original et magique.

UNE CAUSE PLANETAIRE A DEFENDRE : LA DIVERSITÉ CULTURELLE

Pour bien comprendre la culture nomade, il faut connaitre le mode de vie des éleveurs.

Au Sahel, les systèmes pastoraux traditionnels, sont basés sur l’utilisation quasi-exclusive des ressources fourragères naturelles. De nos jours, le fonctionnement traditionnel de ces systèmes commence à être compris, et leur rationalité reconnue.

Le pastoralisme renvoie à l’élevage extensif de bétail qui signifie la gestion de différentes races de bovins, de moutons, de chèvres et de chameaux en fonction de la zone écologique.

La mobilité, un atout

Le pastoralisme sollicite habituellement une certaine forme de mobilité des bergers et de leurs animaux. Les déplacement sont souvent saisonniers, entre la saison sèche et la saison des pluies et quotidiens entre les pâturages et les points d’eau. On appelle transhumance la migration des éleveurs et de leur cheptel entre les pâturages saisonniers.

On trouve une diversité d’éleveurs en Afrique de l’Ouest ; ils ne forment pas un groupe homogène. Certains éleveurs, notamment les éleveurs mobiles élèvent le bétail comme principale activité économique, mais aussi comme une partie intrinsèque de leur culture.

Ainsi dans les sociétés pastorales, l’élevage a un certain nombre de fonctions sociales fortes. Les fonctions politiques et sociales du bétail sont plus fortes dans les sociétés pastorales nomades que les fonctions économiques.

Qui sont donc les derniers grands pasteurs du Sahel ?

Les peuls d’aussi loin que remonte leur mémoire s’affirment comme un groupement nomade attachée à l’élevage de bovidés. La vache est le personnage central de la légende peule. Même les peuls devenus sédentaires véhiculent dans leurs représentations l’image de leurs ancêtres conduisant des troupeaux de pâturage en pâturage.

C’est la vache qui fonde le statut existentiel du peul, qui donne sens à son passage sur la Terre. Selon le mythe fondateur, le peul était plus ou moins désœuvré, avant sa rencontre avec la vache. Avec elle, il construit son quotidien.

La vache est perçue comme le plus digne des animaux domestiques, et le peul se considère comme le plus compétent parmi tous les éleveurs pour lui fournir les meilleurs soins.

MONDIALISATION DU PASTORALISME ET DESTRUCTION

Le pastoralisme au Sahel tient sa pérennité d’une exploitation qui se maintient en équilibre avec la productivité primaire de biomasse, il s’ancre étroitement dans la nature. Il s’appuie aussi sur la mobilité du bétail par opposition au Ranching. Par ailleurs, il valorise au mieux les terres dites marginales.

Malheureusement, le mode productiviste impose au Sahel des modèles du type Feeds Lots, méga fermes de 1000 vaches. Ce qui dénote une profonde incompréhension du système pastoral traditionnel établi sur des bases communautaires.

L’approche mondialiste permet d’imposer un modèle de développement univoque, qui détruit les équilibres sociaux, et brise la gestion ancestrale des biens communs. Hérité de la  période coloniale, on retrouve au Sahel, le LandGrabbing (accaparement des terres par les firmes) qui ne fait qu’exacerber cette inégalité.

Les mécanismes d’exclusion et de dépossession des populations nomades, balayent les droits coutumiers par des modèles privatifs qui imposent une autre organisation socioéconomique. Ces modèles de développement prétendent donner accès à la modernité, mais ne sont pas toujours durables.

COMMENT DEVENIR BÉNÉVOLE ET NOUS AIDER ?

Pourquoi l'association agit-elle pour défendre les bergers nomades ?

L’association cherche à montrer que la culture nomade du Sahel et ses expressions sont une condition du développement économique et social des populations pastorales. L’association contribue à la réflexion sur le développement et ses dimensions culturelles et économique d’une part et d’autre part sur sa promotion.

NOS MOYENS D'ACTION

Conférences-débats

Culture

Nos conférences-débats ont pour objectif de mettre en avant le rôle de la culture des bergers nomades du Sahel dans la cohésion sociale des populations du Sahel.

Expositions vente

Identité

L’artisanat permet de préserver les emplois des forgerons bijoutiers. Ils reflètent les traditions des bergers nomades pour un échange culturel respectueux.

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Nous voulons promouvoir l’artisanat des bergers nomades à travers leur bijouterie traditionnelle. Les bergers nomades “touaregs” ou Kel Tamasheq ont des bijoutiers traditionnels spécialisés dans les bijoux ethniques. Contactez-nous pour avoir les dates et les lieux de nos ventes expositions solidaires.

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Nos articles ont pour objectif de vous familiariser avec l’univers des éleveurs pasteurs. Beaucoup de choses ont été dites qui relèvent du fantasme et de la manipulation.