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Copyright Flickr Hannes Rada

ASSOCIATION TAWAANGAL, ETRE NOMADE AU SAHEL

MISSION, OBJECTIF & ACTIVITÉS

L’association va tenir compte dans ses projets et activités du principe “Do not harm” dans les zones de conflits, son but est d’éviter d’aggraver le climat d’instabilité et de violence. L’association souhaite contribuer à la paix à travers l’amélioration des conditions de vie des éleveurs mobiles

L’objectif général de l’association est de contribue à la réduction de la pauvreté des éleveurs nomades du sahel par la mise en place d’actions innovantes en faveur du pastoralisme mobile traditionnel. La priorité est de valoriser l’image du secteur pour impliquer les jeunes, et permettre leur insertion.

Les activités vont consister à organiser des conférences de sensibilisation sur les enjeux du l’élevage mobile au Sahel, l’association  co -construit des projets d’accès à l’eau potable dans les zones pastorales, elle met en place des campagnes de plaidoyer pour ses partenaires locaux et bénéficiaires

ETRE PASTEURS NOMADES, UN MODE DE VIE

LE PASTORALISME EST UN MODE DE VIE

Le pastoralisme est plus qu’un système de production extensif exploitant le milieu naturel, c’est aussi un mode de vie. Le pasteur doit faire face, plus que bien d’autres groupes, à des risques divers en rapport avec le milieu.

Il est exposé à certaines insécurités sociales ou politiques. S’y ajoute une faible sécurité foncière. La viabilité et la pérennité de son activité résulte de stratégies de gestion de ces risques.

Le troupeau étant son principal moyen de production, le pasteur lui consacre une grande part de ses efforts.

Pour réduire les risques, il applique une série de mesures qui garantissent, jusqu’à un certain point, aux animaux l’affouragement, l’abreuvement, la santé, la protection contre les prédateurs.

Mais il accepte aussi une part de risque.

L'AVENIR DU PASTORALISME EN DIALOGUE

Source de tous les maux pour les uns, paré de toutes les vertus pour les autres, le pastoralisme alimente les peurs, les fantasmes et les caricatures, mais aussi les espoirs. Deux déclics contradictoires ont replacé les enjeux pastoraux en haut de l’agenda des décideurs et des acteurs ouest-africains et internationaux. Le premier est lié à la crise malienne, avec une profusion d’amalgames douteux entre populations du Nord-Mali, pasteurs, rebelles et terroristes. Les pasteurs seraient ainsi les sources et les victimes de l’insécurité. Le second est lié au travail de  plaidoyer des organisations de pasteurs et d’éleveurs, sur les multiples atouts de la mobilité et de la multifonctionnalité pastorales, et sur le rôle stratégique de ce système d’élevage dans la valorisation et la sécurisation des vastes territoires arides et peu peuplés du Sahara et du Sahel. Ce plaidoyer a permis une véritable réhabilitation des pasteurs, encore traumatisés par les grandes sécheresses des décennies 1970 puis 1980 et qui avaient vu se disloquer le trépied sur lequel repose leur mode de vie : l’homme, l’animal et les ressources naturelles.

ARTICLES SUR LES ÉLEVEURS PASTEURS ET LE NOMADISME

ACCAPAREMENT DES TERRES

Le Niger est probablement le pays sahélien disposant du corpus juridique et du dispositif institutionnel le plus élaboré pour prémunir les pasteurs contre l’accaparement des terres pastorales. Ceci ne suffit hélas pas à endiguer le phénomène. Ce corpus juridique est le fruit de vingt ans de lutte des organisations de pasteurs. Avec l’appui de nombreuses coopérations étrangères, le Code rural a ainsi borné et aménagé en points d’eau, plusieurs milliers de kilomètres de couloirs de transhumance. Pour autant ces investissements n’ont pas mis un terme à la disparition des terres pastorales. De récentes statistiques publiées par le Réseau des chambres d’agriculture du Niger et l’Association pour la redynamisation de l’élevage au Niger estiment en effet que 33 828 hectares de terres pastorales ont fait l’objet d’immatriculations foncières illégales entre 2008 et 2014. À ces pertes, il faut ajouter les 53 875 ha de ranchs clôturés en pleine zone pastorale, sous couvert du droit à la propriété accordé sur les terroirs d’attache* des pasteurs; ou encore les 200000 ha concédés à la société uranifère Somina dans la zone de cure salée d’Azelik, aujourd’hui désertée faute d’eau pour produire le natron; ou enfin, les 2 751 620 ha attribués pour cause d’utilité publique à la Chinese national petroleum corporation dans la zone de Diffa.

Ces chiffres s’expliquent en grande partie par l’apparition au cours de la dernière décennie de nouveaux acteurs du secteur privé : industries extractives, minières, pétrolières et même productrices d’eau minérale ; propriétaires de ranchs; promoteurs immobiliers. Ils s’accaparent de grands espaces pastoraux en zone pastorale ou autour des villes. Or, soucieuse de maintenir la paix sociale, l’action publique s’est focalisée depuis plus de vingt ans sur la problématique du grignotage des terres pastorales par les cultures familiales. Elle n’a ainsi pas vu venir un danger bien plus grand car opérant en dehors des structures du Code rural. Il ne s’agit plus de faire face à des agriculteurs appauvris en quête de nouvelles terres mais à des concessions privées accordées par l’État à des industries extractives, sans indemnisation des droits d’usage prioritaires des pasteurs; à des immatriculations foncières délivrées à des promoteurs immobiliers ou à des services publics par la direction des Affaires domaniales et du Cadastre, en plein milieu de terres pastorales.

LES ACTIVITÉS RÉCENTES DE L'ASSOCIATION

Le forum des cultures nomades du 22 novembre 2017 avait pour objectif d’appuyer les groupes d’éleveurs du Sahel qui prônent l’instauration d’une culture de la paix grâce au développement et à l’éducation. L’association mène une campagne de renforcement des capacités de plaidoyer des éleveurs nomades du Sahel, elle a donc focaliser son attention sur un groupe d’éleveurs du Niger et leur Forum Social.

2ème TABLE RONDE

Dans l’après-midi a eu lieu une table ronde sur l’assemblée générale des wodaabe : deux thèmes ont été mis en valeur : la genèse d’un rassemblement citoyen, et les danses de revendications chez les nomades du Niger avec Sandrine France, ex-assistante de réalisation de films documentaires, et Mahalia Lassibille, anthropologue africaniste, maître de conférences au département danse de l’université.

2ème CONFERENCE

La seconde conférence porte sur les Pastoralismes du monde : depuis plus de 20 ans le festival du film Pastoralismes et Grands Espaces a présenté des dizaines de films sur tous les pastoralismes, ce qui a permis de faire le constat d’un destin commun des éleveurs pasteurs confrontés aux défis de la mondialisation, par Yves Raffin, ingénieur pastoraliste, DEA d’écologie appliquée.

CE QU'IL FAUT SAVOIR SUR LE PASTORALISME

LES NOTIONS QU'IL FAUT MAITRISER

5 Idées reçues sur le pastoralisme

L’élevage pastoral est-il l’affaire des pays du Sahel ? Est-il réellement moins performant que des systèmes d’élevage sédentarisés ? Divise-t-il la région ? Réalisée dans le cadre du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS) soutenu par le CILSS, la CEDEAO, l’UEMOA et la Banque mondiale, cette note s’attaque à 5 idées reçues sur l’élevage pastoral au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Nous vous invitons à télécharger cette synthèse  ICI

La désertification

La désertification ne correspond pas à l’avancée du désert, mais à une destruction progressive du sol. On l’observe sous la pression du climat et à la suite de diverses pratiques agricoles et/ou d’aménagement du territoire non adaptées. La pauvreté est une conséquence directe du manque de terre agricole. C’est en zone aride que l’on retrouve les personnes les plus pauvres et marginalisées du monde. Nous vous invitons à télécharger l’ouvrage ICI

La sécheresse

Les températures en Afrique de l’Ouest, et particulièrement dans le Sahel, ont évolué quelque peu plus rapidement que la tendance mondiale, avec des augmentations allant de 0,2°C à 0,8°C par décennie depuis la fin des années 1970 dans les zones sahélo-saharienne, sahélienne et soudanienne. La hausse observée est toutefois plus importante sur les températures minimales. Pour en savoir plus, nous vous invitons à télécharger l’ouvrage ICI

MBODAGANSI

Le chemin des wodaabe

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